02 juin 2009
Rencontre avec Martha Stewart : Biscuits au caramel et aux noix de cajou
Ces dernières semaines, j'ai pu voir que je n'étais pas la seule à avoir succomber au nouvel ouvrage (traduit) de Martha Stewart ! Pascale et Mercotte, ont elles aussi craqué. Mercotte d'ailleurs n'y va pas à la légère vu qu'elle a déjà testé 4 recettes ! Pour le moment, je suis restée raisonnable, seuls ces biscuits caramel et noix de cajou et le brownies au beurre de cacahuètes ont attiré ma gourmandise. Mais c'est aussi parce que, le livre de Martha Stewart n'était pas mon seul achat à la Librairie Gourmande. Mais ça, c'est au prochain numéro (quand j'aurais le temps de tout poster !).
Pour en revenir à nos moutons caramélisés, ce livre est un peu une tuerie (ouai trop cool ! kikoo lol mdr !!). Sérieusement, 160 recettes de biscuits tendres, moelleux, sablés, gourmands, riches, raffinés, croquants, croustillants et denses : si vous y trouvez pas votre bonheur, c'est que vous êtes franchement difficiles ! Et surtout pour à peine 20€, pas la peine de chercher midi à quatorze heure !
Pour une trentaine de biscuits
230 g de farine
350 g de noix de cajou (grillée salée)
(3 cs d'huile de colza)
120 g de beurre
150 g de sucre roux
100 g de sucre
1 gros oeuf
1 cc d'extrait de vanille
En mode vidage de placards, j'ai rajouté des pépites de caramel que j'avais ramené de New-York. Par la même occasion, j'ai pu noter que ces pépites de caramel ne périment pas du tout au bout d'un an et demi ! Quantité au pifomètre par contre !
Sauce au caramel au beurre salé
50 gr de sucre
6 cl de crème liquide
25 g de beurre salé
Mixer plus de la moitié des noix de cajou au mixeur pour en faire une pâte. Rajouter l'huile de colza si besoin. Pour ma part, ayant utilisé des noix de cajou crues, je n'ai pas eu besoin d'en mettre. Hacher grossièrement le reste.
Au batteur, mélangez la pâte de noix de cajou, le beurre, les sucres jusqu'à ce que le mélange blanchisse et devienne mousseux. Ajoutez l'oeuf et l'extrait de vanille.
Incorporez la farine et les noix de cajou hachées.
Déposez des boules de pâte sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfurisé. Faire cuire à 180°C 10 à 15 minutes en les aplatissant à mi cuisson.
Préparez la sauce au caramel au beurre salé. Faites fondre doucement le sucre dans une casserole. Quand il commence à prendre une couleur ambrée, rajoutez le beurre hors du feu. Remettez sur le feu. Versez la crème liquide et homogénéisez au fouet. Attention, ça éclabousse un peu mais c'est normal !
Tags : biscuits, caramel, Martha Stewart, Noix de cajou10 mai 2009
Biscuits sablés noisettes et gianduja
Salut la compagnie !!
Après ce petit interlude musical, reprenons le cours normal des programmes, à savoir de la douceur, de la gourmandise bref une petite recette chouette pour l'heure du thé !
De la poudre de noisettes, un peu de gianduja qui se traine, un temps tristounet. La parfaite équation pour profiter d'un goûter réconfortant.
Pour une bonne vingtaine de sablés
170 g de beurre
120 g de sucre glace
2 jaunes d'œufs
220 g de farine
50 g de poudre de noisettes
Faites fondre le beurre au micro-ondes ou au bain-marie et laissez-le refroidir.
Ajoutez le reste des ingrédients dans l'ordre en mélangeant entre chaque ajout.
Formez une boule et laissez-la reposer au minimum 1 heure au réfrigérateur dans du film alimentaire.
Façonnez des petites boules de 2/3 cm de diamètre et aplatissez-les. A l'aide de votre pouce, formez une cavité au centre de chaque boule de pâte.
Déposez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé et enfournez 10 à 15 min à 180°C.
Faites fondre 50 g de gianduja et versez-le sur les sablés.
22 avril 2009
La Bulle vient de rentrer dans le monde des blogoputes culinaires
Je vous préviens de suite, je n'ai aucune envie de faire de la langue de bois. Et comme ça tombe bien, je suis sur mon blog, ben je dirai les choses telles que je les ressens. Loin de moi l'envie de polémiquer juste pour polémiquer : j'ai passé l'âge de la maternelle, merci bien ! Non juste le récit de mon expérience, comment je l'ai vécu tout simplement.
Alors j'ai appris il y a peu que j'étais une blogopute. Houu quel gros mot ! Comprenez parce ce terme que j'ai vendu mon âme au diable en écrivant un livre qui allait probablement mettre toute l'économie de l'édition culinaire en branle vu le rapport qualité-prix de ce livre et la façon dont je touche des droits d'auteurs qui allait en plus mettre le discrédit sur le métier d'auteur et leur casser les prix ! Bouh bouh bouh quelle vilaine fille je fais !! Ça en fait des choses un pour un simple livre !
L'aventure commence il y a un an en fait. Mamina - en qualité de conseillère éditoriale un truc comme ça - me contacte pour me proposer d'écrire un livre - textes et photos. Sur le coup, je me dis que c'est pas vraiment mon boulot, qu'en plus c'est du boulot donc j'hésite. Puis on me dit que sur un CV, ça fait quand même assez funky. A ce moment-là, se profilait une longue (?) période précaire de chômage et de recherche d'emploi. Et comme Monsieur ANPE nous avait dit que la case Divers sur CV était importante... Donc je me suis dit qu'effectivement ça serait marrant d'écrire un livre de recettes !
Le choix du sujet s'impose de lui-même : la pâte à choux of course ! C'est quand même elle qui illustre ma bannière depuis 3 ans ! (Ha oui, parce que comme une indigne mère que je suis, j'ai complètement zappé les 3 ans de mon petit blogounet !). Donc pleins d'idées fusent : c'est trop marrant la pâte à choux, on peut faire tellement de choses !
Mais rapidement, les photos deviennent une véritable contrainte. J'habite alors dans un appartement avec peu de lumière, pas de matos d'éclairage de pro... Et quand je vois les autres ouvrages de cette collection, je me demande aussi si j'étais la seule à me décourager (pas taper hein !). Parce que prendre des photos pour un livre et prendre des photos pour son blog, ben c'est pas du tout la même chose. Outres les conventions éditoriales, l'esprit n'est pas du tout le même.
Je vous avoue aussi qu'au bout d'un moment, ce livre, j'en avais bien marre. Je m'imaginais travailler en relation avec l'éditeur, avoir des retours sur mon travail, des éclairages sur comment je pouvais faire mieux etc. Mais que nenni ! Juste l'impression de travailler dans le vide ! Rien que pour ce manque de sérieux, toutes les blogueuses/res rêvant d'écrire un livre devraient se calmer direct ! Non parce que n'avoir de nouvelles de personnes pendant plus de 6 mois alors que la remise du manuscrit est le lendemain, excusez-moi mais j'appelle pas ça une façon correcte de travailler.
Comme vous pouvez le constater, je suis assez blasée par ce projet. Je trouve qu'au final il est très dur pour quelqu'un dont ce n'est pas le métier, de travailler seul dans son coin, de faire son truc et basta. De savoir que de toutes façons même si vous écrivez de la merde, il sera publié par des gens qui n'y connaissent rien.
Donc au final, on obtient un livre dont je ne suis pas forcément fière. Pour le coup, pour essayer de vous le vendre, je vous dirais que c'est la beauté intérieure qui compte ! Parce que pour ce qui est de l'extérieur, les photos sont pourries, disons-le clairement. J'ai honte quand je vois les pixels sur la photo de couverture...
Néanmoins, j'y ai quand même mis mon coeur, les recettes sont bonnes, les conseils aussi (vu comment j'ai pâte-à-chouter, j'y ai appris quelques trucs qd même !). Il y a des recettes que j'ai adoré manger ! Et que j'ai refait souvent.
Mais soyons réalistes, tout ça ne vaut pas 12€. Quand je vois ma copine Aurélie (dont c'est le travail) qui fait de magnifiques livres avec des recettes et des textes terribles et des photos sublimes prises par une vraie photographe et tout ça pour un livre cartonné en dur pour seulement même pas 10€. Je me dis que le miens c'est franchement de l'arnaque quand même. Je trouve que c'est vraiment prendre les consommateurs et les lecteurs pour des cons tout de même ! Faut jamais être entré dans une librairie pour se rendre compte qu'aujourd'hui il y a énormément d'ouvrage de qualité (?) à bas prix. Le genre de livre qu'on aime acheter parce qu'il y a pleins d'idées dedans. Pas forcément pour suivre les recettes, mais pour y trouver l'imagination.
Donc 12€ pour un produit écrit par quelqu'un dont ce n'est pas le métier, avec des photos pourries because ce n'est pas mon métier, un couverture pas cartonnée en dur, ben moi je n'achète pas ! Encore si j'avais touché gros à chaque livre vendu, peut-être éventuellement aurais-je été tentée de faire la langue de bois ! Mais ce n'est pas le cas, je ne suis même pas sûre de pouvoir rentrer dans mes frais niveau dépense de nourriture ! J'exagère peut-être, je serais en tout cas heureuse si ça pouvait me permettre de racheter mon feu blender dont une chute de 5 cm sur du carrelage lui aura été fatale !
En tout cas, je préfère être honnête avec vous même si ce n'est pas du tout vendeur, après libre à vous, en votre âme et conscience, de participer ou non à cette masquarade !
Par contre, si je suis honnête avec vous, par pitié soyez-le avec moi et évitons toute l'hypocrisie de "Félicitations ! C'est trop génial ! blah blah blah !"). Je n'accepterais les commentaires de ce genre, uniquement si vous l'avez au moins feuilleté ! (Et ce n'est pas gagné à mon avis, vu que j'ai quasi jamais vu de livre de cette édition à la Fnac par exemple !).
Par contre, si vous avez des remarques ou des questions sur la pâte à choux, je suis bien évidemment fraîche et dispose pour un papotage par mail !
Edit 23/04 : Je tiens à préciser que mon intention n'était pas de créer le buzz mais plutôt de montrer l'envers du décor et de montrer qu'il y a souvent un monde entre écrire son blog et écrire un livre. On a l'impression que c'est facile, or c'est un vrai travail ! Qui peut se passer de manière plus ou moins agréable selon l'éditeur (allez voir le récit de Lilo sur son livre pour vous rendre compte de l'investissement !).
En tout cas, je n'ai pas cherché à geindre et à provoquer la larmichette chez vous afin de recevoir tout pleins de louanges. Dans la lancée, Déborah, libraire de la Librairie Gourmande à Paris, a relayé l'info sur le fait qu'elle avait retourné tous les livres de cette édition.
07 mars 2009
Les petites boules de coco façon Bounty
Ouiii je sais, je n'ai absolument aucune excuse ! Plus d'un mois sans recette et sans nouvelles ! Je suis une sans-coeur de ne pas vous avoir donné votre dose hebdomadaire de sucre. A cause de moi, vous avez eu des tremblements ? Des nausées ? Des crampes et des picotements dans les extrémités ? Oui, le sevrage peut être long et difficile ! Mais ne vous inquiétez pas, je reviens avec du lourd, du très lourd en gourmandise !
Qui peut résister aux bounty ?! Personnellement, je n'ai jamais pu mais l'objet du délit étant tellement sucré, que la raison l'emportait souvent sur l'envie. Pour le plus grand bonheur de mes dents et de mon dentiste.
Pour une quarantaine de bouchées
Petits chocolats, grandes expériences de Jean-Pierre Wybauw et Tony Le Duc
100 g de lait de coco
10 g de sirop de glucose
240 g de chocolat blanc de bonne qualité
20 g de Mycryo (beurre de cacao pulvérisé)
50 g de noix de coco râpée
Pour l'enrobage :
Quantité suffisante de chocolat noir de couverture
Noix de coco râpée
Hâchez le chocolat blanc finement.
Portez le lait de coco ainsi que le sirop de glucose à ébullition et versez le liquide sur le chocolat blanc.
Mélangez et ajoutez la noix de coco râpée.
Laissez refroidir puis versez le mycryo. Mélangez.
A l'aide d'une poche à douile munie d'une douille lisse, formez des petits tas de pâte. Laissez reposer le temps qu'une croute se forme.
Tempérez votre chocolat noir. Plongez chaque boule de coco dans le chocolat puis dans la noix de coco râpée.
Si vous n'avez pas de Mycryo, précristalisez votre beurre de cacao.
Plus de précisions sur le tempérage ? Allez jeter un coup d'oeil à ce guide !
29 janvier 2009
Le cake magique au gianduja et à la pistache
Il était une fois une cake si magique, si léger que l'on aurait dit un nuage. Un gâteau qui se mange du bout des doigts et qui met un peu de douceur dans la tête. Il porte un nom poétique plein d'espoir : le gâteau d'argent. Marié à la pistache et à la finesse du gianduja, il n'aura même pas le temps de se laisser désirer avant de se faire croquer.
4ème fournée en l'espace d'un mois, c'est pour ainsi dire devenu un classique dans ma cuisine. A décliner selon ses envies, les saisons...
Pour un moule à cake
Recette honteusement chipée chez La Reine Chocolatée
65 g de crème liquide
125 g de sucre en poudre
110 g de farine
5 g de levure
chimique
15 g d’amandes en poudre
140 g de blancs d’œufs (environ 4 blancs d'œufs moyens)
Une poignée de pistaches concassées
1/2 cc de pâte de pistaches diluée dans 2 cs de lait
Gianduja
Montez les
blancs d’œufs en neige ferme. Fouettez la crème avec le sucre et mélangez la pâte de pistache. Ajoutez la
farine préalablement tamisée avec la levure, et incorporez la moitié des blancs en neige. Incorporez l’autre moitié des blancs.
Versez un tiers de la préparation dans un moule à cake. Recouvrez d'une couche de gianduja puis d'appareil à cake puis de giaduja. Versez le reste de l'appareil à cake et parsemez de pistaches concassées.
Enfournez à 180°C pendant 20 à 30 minutes.
NB : Le gianduja est une pâte assez solide composée de chocolat, de pâte de noisette et de sucre. Je le trouve chez G.Detou, à Paris.
Tags : cake, gianduja, pistache20 janvier 2009
Ganaches au miel et au praliné
Il est de ces livres qu'on feuillette la bouche pleine de gourmandise, qui nous font rêver de douceurs chocolatées. Qu'on regarde d'un coin de l'oeil, jaugeant chaque recette, se sentant incapable de reproduire la même chose. Ce livre, c'est Petits chocolats, Grandes expériences. Jean-Pierre Wybauw, l'auteur et grand maitre chocolatier, s'adresse aux professionnels et nous livre une centaine de recettes de chocolats : pralines, truffes, fudge... De quoi régaler les papilles les plus averties ! Mais il nous fait également d'une grosse partie théorique très intéressante : de quoi démystifier un peu la chocolaterie et se lancer à faire ses chocolats maison !
Pour une quarantaine de bouchées
50 g de crème liquide 35%MG
150 g de miel
125 g de beurre
200 g de chocolat de couverture noire
200 g de chocolat de couverture lait
300 g de praliné
Quantité suffisante de chocolat de couverture noir pour l'enrobage
Quantité suffisant de feuilletine
Faites fondre le chocolat.
Mixer ensemble le beurre, le miel et le praliné.
Portez la crème à ébullition. Ajoutez la crème dans le mixeur et mixer légèrement.
Mélangez avec le chocolat fondu. Laissez prendre la ganache.
Dressez des boules à la poche à douille lisse n°6 ou formez des boules à la main.
Tempérez votre chocolat noir et enrobez chaque boule de ganache puis enrobez-les de feuilletine.
Pour ceux qui l'auraient loupé l'année dernière, j'avais préparé un petit dossier sur les manières de faire ses chocolats maison. Avec quelques conseils simples tels que de ne pas mettre les chocolats au frigo (ça tue le goût !), sur la nécessité du tempérage pour avoir des chocolats croquants qui se conservent bien...
Tags : chocolat, feuilletine, praliné14 janvier 2009
Pain d'épices aux mandarines confites
Le pain d'épices et moi, on n'était pas très potes quand on était gamins. Je trouvais son goût trop fort, sa texture trop sèche, trop rugueuse. On s'est retrouvé au détour d'un dîner chez des amis. Il a d'abord tenté de m'amadouer avec sa croute brillante de miel. Il a su me parler avec des mots sucrés et gourmands. Je tournais autours de lui indécise mais curieuse. Et puis, il a ramené son copain le fois gras. Et je trouvais qu'ils étaient très doux tous les deux. Ce soir-là, je crois que j'ai craqué pour lui. Et puis, lui et moi, on ne s'est pas arrêté là. Il m'a enivré de ses notes épicés, réchauffé pendant les jours enneigés de l'hiver. J'ai voulu alors le parer de diamants brillants de mandarine. Et ce jour-là, je crois que je suis tombée définitivement amoureuse.
Pour un moule à cake standard
25 cl de lait
100 gr de beurre
500 gr de miel de bonne qualité
250 gr de farine de blé
250 g de farine de seigle
30 gr de cassonade
1 cc de bicarbonate de soude
4 mandarines confites
1 cc de cannelle en poudre
1/2 cc d'anis en poudre
1/2 cc de gingembre en poudre
1/2 cc de cardamome
Une pincée de sel
Amandes effilées
Préchauffer le four à 150°C.
Chauffez le lait et ajoutez le miel hors du feu pour le faire fondre. Remettez à feu doux et ajoutez le beurre.
Dans un saladier, mélangez la farine, le bicarbonate, les épices et les cubes de mandarines confites.
Ajoutez le mélange liquide. Mélangez bien.
Versez dans un moule à cake et saupoudrez d'amandes effilées.
Faites un sillon dans le sens de la longueur à l'aide d'un couteau.
Enfournez pour environ 1h15. Vous pouvez vérifier la cuisson avec la pointe d'un couteau : elle doit ressortir sèche.
Edit : Je trouve mes mandarines confites de la maison Marliagues chez G.Detou, à Paris.
Tags : anis, cake, cannelle, cardamome, gingembre, mandarine confite05 janvier 2009
Calissons aux fraises
La trêve des confiseurs n'aura pas lieu chez moi. Bien au contraire, je profite de quelques jours de repos pour transformer ma cuisine en confiserie et faire les calissons qui me faisaient envie depuis pas mal de temps.
Le calisson d'Aix bénéficie d'une appellation contrôlée (en l'occurrence d'une indication géographique protégée) : il y a tout un cahier des charges à respecter pour lui donner le nom de calisson d'Aix. C'est une activité artisanale traditionnelle qui est une véritable industrie à Aix-en-Provence où se confectionne 80% de la production française. On comprend pourquoi les calissonniers d'Aix ont cherché à protéger leur confiserie.
Le calisson traditionnel d'Aix se compose d'un tiers de sucre, d'un tiers d'amandes et d'un tiers de fruits confits (dont 80% de melon confit). Le melon confit peut être accompagné d'orange, de citron, de pêche, de mandarine ou d'abricot. Tous ces produits doivent provenir de régions bien délimitées (Provence essentiellement et bassin méditerranéen).
Pour ma part, je ne pourrais pas appeler mes calissons des calissons d'Aix, car les fraises ne font pas partie des fruits "autorisés". Mais elles se marient très bien avec la douceur de l'amande !
C'est en tout cas, un recette vraiment facile à faire (certes un peu fastidieuse si vous voulez absolument les recouvrir de papier azyme !). Le résultat est excellent, sans l'arrière-goût d'amande amère dont je ne suis pas fan.
Pour une quarantaine de calissons de 4 à 5 cm de long
Recette de base piquée chez Camille de Cakes in the city
150 g de melon confit
50 g de fraises déshydratées
1 mandarine confite
300 g de poudre d'amandes
200 g de sucre glace
Pour la glace royale
1 blanc d'œuf
150 g de sucre glace
Au mixeur, mixer finement les fruits. Transvasez dans un saladier et mélanger avec le reste des ingrédients jusqu'à ce que la pâte forme une boule. Vous pouvez le faire avec le feuille du robot ou à la main en pétrissant.
Pour ceux qui ont le découpoir à calissons : Abaisser la pâte sur du papier sulfurisé sur 1 cm d'épaisseur.
Pour ma part, n'ayant pas trouvé de découpoir, j'ai utilisé des moules à barquettes en silicone. J'ai tassé la pâte dans les empreintes. J'ai ensuite posé le calisson sur un bout de feuille azyme que j'ai ensuite découpé aux ciseaux.
Laissez séchez une nuit.
Montez le blanc en neige et ajoutez le sucre glace pour préparer la glace royale. Tremper
le dessus de chaque calisson dans le glaçage. Laisser sécher 2 heures.
22 décembre 2008
L'essentiel étant de partager...
Parce qu'au début, j'ai créé ce blog pour partager ce qui commençait à devenir une véritable passion pour moi.
Parce que je croyais qu'on avait tous cette même envie de partager tout simplement, sans chichis.
Parce que finalement classements, rivalités prennent trop souvent le devant de la scène.
Parce que du coup, on en oublie l'essentiel.
Parce que grâce à ce blog, j'ai fait de jolies rencontres qui me rappellent l'essentiel.
Parce qu'en cette période de fêtes, je trouve ça complètement décadent de voir tout cet étalage de recettes orgiaques (et ce, dès le mois d'octobre).
Parce qu'à force, trop de fois gras et de bûches, tuent les fois gras et les bûches.
Parce que pour moi, Noël c'est avant tout la convivialité et retrouver les siens.
Parce que finalement, Noël et le blog, c'est le même partage.
Parce que Lauriana et Lolotte le disent bien mieux que moi.
Parce que même si c'est virtuel, j'aime le symbole de ce "jeûn" de blog.
Parce que les recettes du cake pistache-giaduja, des truffes au praliné ou encore du pain d'épices aux clémentines confites peuvent attendre.
Je ne publierai pas du 23 décembre au 1er janvier.
25 novembre 2008
Encore plus gourmand que les chouchous et les pralines : les noix de cajou caramélisées au chocolat !
Un paquet de noix de cajou à finir : ben oui, un kilo acheté pour faire un poulet au noix de cajou, forcément ça traine ! Comme Marion qui vide ses placards, j'essaie aussi de faire descendre certaines paquets ! Notez qu'il y a des façons plus désagréables de faire du rangements dans ses placards ! Du coup, j'en ai aussi profiter pour faire descendre le paquet de sucre Demerara, ramené lors de mon périple New-Yorkais, qui est en fait tip top pour cette "recette" car ce sont de gros cristaux de sucre qui ne fondent pas et restent croquants ! Mais vous pouvez également utiliser de la cassonade qui a des grains plus petits.
Pour 5 poignées de noix de cajou
2 cs de beurre
3 cc de miel
1 cc d'extrait de vanille
Cassonade ou Demerara
Chocolat amer en poudre
Faites torréfier vos noix de cajou pendant 10 minutes à 180°C sur une plaque en les remuant de temps en temps pour ne pas qu'elles brulent.
Préparez un bol avec le (ou les) sucres et le chocolat en poudre.
Portez à ébullition le beurre, le miel et l'extrait de vanille jusqu'à ce qu'il prenne une couleur ambrée. Versez les noix de cajou. Mélangez bien pour les caraméliser et versez les ensuite dans le bol de sucre pour les enrober. Étalez-les sur une feuille de papier sulfurisé et veillez à les séparer pour ne pas qu'elles s'amalgament.
Laissez refroidir une bonne demi-heure pour que le caramel ait le temps d'être croquant.























